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Les scanners
 
          
   
Le doc n'est pas prétendu exhaustif, car je maîtrise assez moyennement.(ND Guru (ND Fab': Déja!!) :il maitrise déjà bien je trouve :) )
Cet article est découpé en deux parties. D'abord la théorie (principe de fonctionnement du scan) puis la pratique (comment on l'utilise, et pourquoi on a tel ou tel effet ?) Vous êtes prets ? C'est parti ! (comment ca, c'est chiant ces parenthèses partout ?)(Je fais ce que j'veux d'abord!)
 

          
Le scan c'est un peu comme un oeil. Un oeil qui ne peut voir qu'un objet statique mais qui est très performant. Il y a encore peu, la chaîne "acquisition-traitement-impression" d'image ne méritait pas ses lettres de noblesse. Depuis, les progrès accomplis sont énormes, même si non mis en avant, à l'aide de chiffres et de slogans ravageurs.

Et bien entendu le Scan (scanner) y a participé. Son anatomie est simple : un CCD, de l'électronique et un bus de communication. Mais ca veut dire quoi tous ces noms barbares ?

1/ Le CCD (Coupled Charge device) permet de monter en 36 bits.
Pourquoi pas plus ? -Parce que ça servirait à rien.
Pourquoi pas moins (l'oeil humain sature à 24 bits) ? Parce qu'il est linéaire, contrairement à l'oeil humain. Ce dernier perçoit beaucoup mieux les teintes proches du jaune par exemple. Et c'est là que la profondeur de teinte pêche : l'oeil voit des cassures de dégradés là ou un scan normal ne voit rien. En fait l'image transmise ne sera pas en 36 bits (c'est juste un argument marketing). Car l'adaptation en ce que voient un ccd et un oeil est le but de l'électronique.

2/ L'électronique sert donc à piloter le charriot et à transformer l'image à la source. Elle est complètement paramétrable par le driver (twain), qui peut appliquer sur le 36 bits les filtres demandés avant conversion et transfert en 32 bits.

3/ Le bus de communication était l'élément qui péchait (pêche encore ?) le plus. Certains constructeurs chargeaient l'electronique de compresser l'image afin qu'elle prenne moins de place (et aucune solution n'était satifaisante). Maintenant c'est une chose du passé avec l'usb (et bientôt l'usb2 beaucoup mieux ...). C'est lui qui démocratise réellement le scanning "de masse" comme lorsque je me suis tapé toute la collection de Thorgal (25*48 scans 300dpi 32 bits)

Enfin dans la catégorie 'annexes' signalons la résolution, le scan simple passe sans interruption, et l'étalonnage.

4/ La résolution dépend du ccd d'une part (en 'largeur') et l'electronique d'autre part (en 'longueur') qui module la vitesse de scan en fonction de la taille du ccd. En ce moment, on observe des valeurs approximatives respectivement 600 dpi & 1200 dpi (dot per inch, ou ppp, point par pouce)

5/ Le scan monopasse et sans arrêt est devenu une chose courante avec l'usb et le scsi, alors qu' il était un véritable piège avant (port parallèle pas fiable). Le système est plus souple et s'adapte sans broncher.

6/ L'étalonnage est un facteur trop souvent délaissé, aussi bien par les constructeurs, qui ne l'incluent pas tous et ne le mettent pas en avant, et par les tests, "online" ou non. Effectivement si l'étalonnage a été fait en usine et les paramètres intégrés à l'électronique, ça peut paraitre magique... jusqu'au NN ieme scan où la dégradation des performances commence à se voir (et oui, ça viellit un ccd ...). Une petite mire colorée placée entre la vitre de verre spécial et le support en plastique (entre la position repos chariot et la zone de scan) garantit une longévité beaucoup plus importante et un rendu des couleur impec', même si la lampe n'est pas encore complètement chaude.


Et maintenant, un peu de pratique !


Bon, je vais pas vous apprendre à scanner une image, cela reste à la portée du premier venu. Je veux juste préciser quelques points, à l'heure où le scan de masse se développe.

1/ L'OCR (Optical Caracter Recognisation, pour du scan en noir & blanc) livré ne sera certainement pas le plus performant disponible. Toutefois, pour des usages courants il suffira (à quoi? ben à mettre sous forme *.doc vos feuilles tapées à la machine ou imprimées). Ne pas hésiter à monter en résolution, et à peaufiner les paramètres de contraste et de luminosité. Actuellement, je pense que Cuneiforme ou Finer Reader sont les deux mieux placés, mais ce n'est pas mon domaine de prédilection donc ...

2/ La zone d'acquition est gérée par le driver, appelable par beaucoup de softs comme paintshop pro par ex. . Si l'on doit effectuer un scan en haute (300dpi) ou très haute (600dpi, au dessus de l'optique cela ne sert à RIEN car le logiciel fait une interpolation : le scanner ne scanne pas avec une meilleure résolution, mais le logiciel rajoute des points en "devinant" les couleurs selon celles qui sont autour), user et abuser des préscans. Ils sont rapides. On ne doit éviter la systématisation que lorsque l'on fait du répétitif très reproductible avec des zones d'acquisitions bien définies.

3/ La qualité du scan est fonction de la résolution. Il est préférable de faire une acquisition en 300 pour diminuer par deux logiciellement ensuite. D'autant que, stockée en jpeg, on peut sans problème augmenter le taux de compression sans risque (45 avec paintshop et scan en 300dpi, 15 en 150). Attention, remarque : le taux de compression demandé définit un algorithm de compression et non la compression réelle, qui varie d'un fichier à l'autre. C'est en quelque sorte l'inverse d'un degré de qualité de l'image. Généralement on observe des compressions moins performantes qu'annoncées (ce que l'on scan est plus complexe que les images qui ont été prises en référence).

4/ Le scanner ne voit pas "blanc" (tout est gris c'est bien connu). C'est pourquoi il faut retoucher l'image. Et pas à la source, car (c'est dommage mais c'est comme ça) la fonction qui nous intêresse ici n'a rien à voir avec la luminosité et le contraste (qui ne me serve que pour le N&B). Dès que l'on a des dégradés de gris ou de la couleur c'est Stretch Histogram qu'il faut utiliser. Il observe et réalloue la valeur des couleurs de la palette de couleur, de façon à occuper tout le spectre (autant dire qu'il faut du noir du blanc sur l'image).
En VO ça donne : Histogram Stretching
Adjusts the Histogram by pulling the Histogram graph from both ends so that it covers more of the spectrum. (PSP 6)

5/ Si l'on fait de l'acquisition de masse, un soft deviens très vite précieux : JASC Image Robot (version 1.2 actuellement, sponso TNT ;o) . Que fait-il? du batch processing : on définit une liste de filtres/modifications à apporter (comme un script), des paramètres d'entrée/sortie, et l'on envoie toute une liste d'images à modifier d'un coup et zou ... MâGiQuE.

Petit rajout de Guru ! Ah ben oui, fallait bien que je lui pollue un peu son article !

Je tenais a rajouter que dans le cas ou on scanne des photos provenant d'un catalogue ou d'une BD, il n'est pas rare de voir apparaitre un moiré (c'est a dire qu'on voit une "grille" sur la photo). Ca vient du fait que l'impression a été faite dans une certaine résolution, et qu'il faut scanner avec la MEME résolution pour ne pas voir ce moiré. Généralement les catalogues sont imprimés en 72 dpi .
explication du phénomène :
Il y a 72 points par pouce sur la photo (un vêtement par exemple). Vous demandez au scanner de capturer 150 points par pouce. FORCEMENT, il verra des points de la couleur du vêtement, mais aussi plein de points "blancs" entre deux points de couleur ! L'effet s'estompe un peu si le nombre de points par pouce présents sur le document est proportionnel à celui du scan (rarement le cas) et est flagrant dans les autres cas !
fin du petit rajout de Guru


Ces constatations sont issues d'expérience et d'un peu de dialogue (les pros se comptent sur quelques doigts et se reconnaissent assez vite entre eux ...). Petit commentaire choix scanner : perso je regarde trois choses (dans l'ordre) 1/ la vitesse de scan annoncée / testée par d'autres, 2/ la résolution optique max 3/ l'étalonnage ou non du ccd. (si je peux) Après que truc soit mieux que machin ou que chose aie plus d'expérience que bidule ... On s'en tape comme qui dirait ... Cependant, faut pas se leurer, y'a quand même des différences entre les scans à 600F et ceux à 2000F !


(c) Atlantis, Aout 2000